Niger
| Informations sur le pays | |
| Population | 11,8 millions d'habitants |
| Superficie | 1 267 000 km2 - Consultez la carte du pays |
| Contexte | Consultez le site du Ministère des Affaires étrangères |
| L’AFVP au Niger | |
| Chargé de Mission | Franck DAGOIS |
| Adresse postale | B.P. 11 468 - Niamey |
| Téléphone | 227 20 75 30 69 |
| Fax | 227 20 75 29 66 |
| franck.dagois@afvp.org | |
| Nombre de VP | 20 (au 24/04/2008) |
| Ouverture délégation | 1965 |
Historique et évolution
Implantée au Niger depuis plus de 40 ans, l'AFVP s'était largement investie au départ dans un appui technique dans les domaines du développement rural, de la santé, de l'hydraulique et de l'état, au sein d'un état nation en construction.
L'émergence d'une fonction publique forte à permis progressivement l'arrêt d'envoi de volontaires dans le secteur de la santé, évitant ainsi le risque de substitution à des agents de la fonction publique compétents. Notre concours s'est renforcé dans le domaine agricole et de l'artisanat, en étant plus présent dans la mise en œuvre de projet et la recherche directement de financement. Non substitution des volontaires aux agents de la fonction publique et implication plus forte dans une dynamique projet seront les 2 éléments clés de notre reforme interne après vingt ans d'existence.
Impulsée par les grandes sècheresses de fin 70 et début 80, le secteur hydraulique et agricole notamment dans sa composante irrigation a pris la plus grande part de notre énergie, avec à la fin des années 80 l'intégration de composantes environnementales.
Les années 90 sont marquées par la mise en oeuvre approches innovantes au sein de nos projets, intégration thématique (micro réalisations) et spatiale (gestion de terroir), avec une accentuation de nos efforts en matière d'appui à l'émergence de structures de service privée individuelle (artisans entrepreneurs, renforcement des compétences de nos salariés nationaux et responsabilisation) ou collectives (coopératives et groupements paysans, ONG nationales de développement), alors que le Niger confirme ses orientations économiques libérales et s'ouvre au multipartisme sur le plan démocratique. C'est aussi la l'époque de la prise en compte de la dimension urbaine et l'apparition des coopérations décentralisées. Cet ensemble s'inscrit à l'avant-garde du développement local et de la décentralisation.
Le Vingt et unième siècle s'ouvre une fois de plus sur une réforme interne basée sur l'analyse bilan de nos vingt dernières années d'intervention. Elle consacre la fin de notre fonction de mise en œuvre directe de projet au profit d'acteurs nationaux en cours de professionnalisation, d'opérateurs spécialisés de développement du nord de plus en plus souvent en partenariat avec des structures sud, d'un volontariat centré sur le renforcement multi thématique des compétences, d'une AFVP facilitatrice de rapprochements directs Nord Sud.
Activités
Après une forte baisse de nos activités fin 2007 début 2008 (une situation d'insécurité dans le nord du pays qui suspend quelques une de nos interventions et annulent l'ouvertures de nombreuse intentions de missions), l'AFVP passe conjoncturellement de 35 à 20 missions de volontaires, le temps que la pro prospection permanent de nouvelle mission et de nouveaux partenariat produise ses effets toujours différés dans le temps.
La fin de notre action directe dans la mise en œuvre de projet acte la fin de nos propres priorités sectorielles en matières de développement. La recherche de partenaires intéressés par la mobilisation de volontaires concourant activement à la mise en œuvre de leurs actions de développement (Le plus souvent liées aux priorités nationales du Niger), au renforcement de leur équipe, partenariat local ou structure dilue la dimension thématique de nos concours.
Nous sommes maintenant attachés à leur mode général d'intervention et à son caractère durable, au cadre qui permet l'échange diversifié des savoirs. Notre seule limite, en dehors des aspects sécuritaires, s'est notre capacité à mobiliser des volontaires dont le profil et les compétences sont en adéquation avec les demandes qui nous sont adressées localement.
Néanmoins on peut caractériser nos interventions de la manière suivante :
Sur le plan géographique, on assiste à une certaine concentration sur Niamey d'autant plus que pour des raisons de sécurité générale des volontaires, nous avons suspendu toutes nos interventions dans la région d'Agadez. Cette concentration non voulue s’explique aussi par le fait que de plus en plus de volontaire travaille au renforcement de compétences techniques ou organisationnelles au sein de dispositifs centraux (ministères) ou de sièges de structures, le plus souvent a Niamey. Par ailleurs la localisation de Niamey est réductrice pour certains volontaires dont une grande partie de l’intervention se fait sous forme de mission a l’intérieur du pays.
Sur le plan thématique, nous nous inscrivons actuellement dans 5 grands domaines :
- Développement local, gestion des ressources naturelles, sécurité alimentaire ;
- Economie, artisanat et formation professionnelle
- Actuion culturelle, éducation, communication
- Jeunesse
- Droit, citoyenneté et société civile
A la subsistance de secteurs dit traditionnel qui répondent aux priorités Nationale et à la stratégie de réduction de la pauvreté (Développement local sécurité alimentaire, économie), il est intéressant de noter l’effet d’ouverture induit par notre reforme interne sur des secteurs très peux abordés dans nos interventions passées (droit citoyenneté …action culturelle, jeunesse)
Enfin au niveau partenarial (La nature des structures qui pilotent la mission des volontaires), la répartition des missions des volontaires se fait de la manière suivante :
- 8 VP en partenariat avec des ONG du Nord
- 7 VP en partenariat avec des ONG, réseaux et associations du Sud
- 5 VP en partenariat avec des Ministères techniques
Si les ONG du Nord qui ont généralement une plus grande capacité de mobilisation de volontaires, sont les partenaires les plus présents (assez souvent associés a des partenaires Sud dans la mise en œuvre de leur actions), la présence les structures privées du Sud acteurs est affirmée. Elles valident à la fois un travail amorcé de longue et les orientations de notre dernière réforme interne ou nos intentions leur étaient largement dédiées. Elles confortent notre conception d’un développement d’un développement qui sera d’autant plus durable et pertinent qu’il sera endogène.
Enfin, le retour de Ministères en partenaires directs de missions de volontariat marque une évolution intéressante de notre action. Une meilleure gestion globale de la maîtrise d’ouvrage nationale de projet ou l’approche programme induit des nouveaux besoins de formation techniques des cadres notamment en matière de NTIC appliquées au développement. Inscrite dans la modernité de leur formation, sans cesse actualisée par la rotation permanente de nos ressources humaines, l’assistance technique volontaire dans une dynamique d’échange des savoirs dans l’action, sur la durée, est parfois une excellente réponse à ces besoins.